Mai 2020

 

Cloche martelange1

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ÉDITORIAL :

Au moment d’écrire ces lignes (le 10 avril), nous ne savons pas encore jusqu’à quand durera la consigne de confinement décrétée par les pouvoirs publics pour lutter contre l’expansion de l’épidémie du Coronavirus ; au-delà du 19 avril, très certainement.

Ce qui signifie bien entendu que toutes les célébrations liturgiques publiques resteront interdites de même que les baptêmes, mariages, rencontres de catéchèse, retraites et autres réunions pastorales ; pour l’instant, seules sont autorisées les célébrations des funérailles, sous une forme minimale, au cimetière et en cercle très restreint. La célébration des confirmations est reportée au mois de septembre ou octobre et les premières communions à l’année prochaine.

Avec le pape François et notre évêque Pierre Warin, nous nous voulons proches, malgré la distance physique, des malades, familles endeuillées, personnes isolées, ainsi que de tous ceux qui luttent sur le front de la maladie : personnel soignant, policiers, pompiers… Nous ne nous sentons pas en situation de « chômage technique » mais en état de vigilance. Notre prière voudrait vous rejoindre tous.

Le Carême de cette année a été rude ; et pourtant, si la consigne du « restez chez vous » pouvait aussi se traduire par un « entrez en vous-même », nous n’en aurions pas perdu tous les fruits. La triple consigne entendue lors de notre dernière célébration commune, à la messe de secteur du deuxième dimanche de Carême, se retrouver soi-même, retrouver Dieu, retrouver les autres, peut avoir cette année un sens plus réaliste que jamais.

Avec les évêques de Belgique, nous vous invitons à vivre ces temps difficiles comme un temps de prière, de conversion, de partage fraternel, et d’une plus grande attention à autrui.

Sauf décision contraire de la commune, et là où quelques bénévoles rendent la chose possible, les églises restent ouvertes pour la prière individuelle et le recueillement. N’hésitez pas à les fréquenter. L’église, en tant qu’espace public, est bien évidemment soumise aux mesures gouvernementales, dont la distance de sécurité.

Et pourquoi ne pas profiter aussi de ce temps de retraite forcée pour redécouvrir, comme cela se fait en d’autres lieux, les chapelles, potales et croix de carrefour qui jalonnent nos villages et nos campagnes. Très souvent, elles ont été érigées en signe de gratitude, de protection, de souvenir après une épidémie, un accident ou autre catastrophe, ou tout simplement comme une demande de bénédiction ou de protection ; y déposer une fleur, une bougie, s’y arrêter un moment le temps d’une prière… autant de gestes simples pour nous aider à avancer avec force et espérance.

En famille aussi, c’est le moment de redécouvrir ou de réinventer des liturgies « domestiques », courts temps de prière et de célébration avec les tous proches, en particulier avec les enfants, et notamment le dimanche.  Les sites web de Cathobel, KTO, RCF, la RTBF…, les célébrations en radio-tv, les diffusions en live-streaming et les messes à la télé pourront vous y aider ; mais chacun peut aussi faire appel à sa propre créativité tout en se basant sur les textes bibliques habituels de la liturgie.

Bonne et courageuse remontée pascale à toutes et à tous, à l’image du clocher encarilloné de l’église de Martelange reproduit en première page.

Philippe Moline                                                                                                                                                     Roger Kauffmann


Clocher encarilloné de Martelange

Clocher n b

 

« Installer un carillon à l’église Saint Martin de Martelange était une belle idée qui a pris beaucoup de sens pour nous.

D’étape en étape, de la coulée des cloches, du baptême et de l’inauguration du carillon, m’est venue l’idée de marquer l’évènement à ma manière.

Depuis quelques années, je fréquente un atelier de peinture, « Art Ligue » à Arlon, animé par Françoise Merveille. À travers la peinture, j’essaye d’exprimer mes sentiments, des petites histoires d’hier et d’aujourd’hui ; j’aime le travail, les couleurs des impressionnistes comme Manet.

J’aime aussi mélanger plusieurs techniques et faire des collages.

Mais je me suis amusée en m’inspirant de l’humour du surréaliste René Magritte.

J’ai représenté le clocher de l’église de Martelange sur une grosse cloche qui survole la cité ardoisière. Cette cloche est entourée d’un ruban qui pourrait être le ruban du baptême ; des notes de musique du carillon s’envolent du clocher pour enchanter la vallée de schiste un peu mystérieuse.

De tout cœur, je vous remercie pour la joie que cette aventure m’a apportée ».

Josiane Peiffer

Mars 2020

Á MÉDITER : « Et tout s’est arrêté… »

écrit par Pierre Alain LEJEUNE, prêtre à Bordeaux.

Ce monde lancé comme un bolide dans sa course folle, ce monde dont nous savions tous qu’il courait à sa perte mais dont personne ne trouvait le bouton « arrêt d’urgence », cette gigantesque machine a soudainement été stoppée net. Á cause d’une toute petite bête, un tout petit parasite invisible à l’œil nu, un petit virus de rien du tout… Quelle ironie ! Et nous voilà contraints à ne plus bouger et à ne plus rien faire. Mais que va-t-il se passer après ? Lorsque le monde va reprendre sa marche ; après, lorsque la vilaine petite bête aura été vaincue ? A quoi ressemblera notre vie après ?

 Après ?

Nous souvenant de ce que nous aurons vécu dans ce long confinement, nous déciderons d’un jour dans la semaine où nous cesserons de travailler car nous aurons redécouvert comme il est bon de s’arrêter ; un long jour pour goûter le temps qui passe et les autres qui nous entourent. Et nous appellerons cela le dimanche.

 Après ?

Ceux qui habiteront sous le même toit, passeront au moins 3 soirées par semaine ensemble, à jouer, à parler, à prendre soin les uns des autres et aussi à téléphoner à papy qui vit seul de l’autre côté de la ville ou aux cousins qui sont loin. Et nous appellerons cela la famille.

 Après ?

Nous écrirons dans la Constitution qu’on ne peut pas tout acheter, qu’il faut faire la différence entre besoin et caprice, entre désir et convoitise ; qu’un arbre a besoin de temps pour pousser et que le temps qui prend son temps est une bonne chose. Que l’homme n’a jamais été et ne sera jamais tout-puissant et que cette limite, cette fragilité inscrite au fond de son être est une bénédiction puisqu’elle est la condition de possibilité de tout amour. Et nous appellerons cela la sagesse.

 Après ?

Nous applaudirons chaque jour, pas seulement le personnel médical à 20h mais aussi les éboueurs à 6h, les postiers à 7h, les boulangers à 8h, les chauffeurs de bus à 9h, les élus à 10h et ainsi de suite. Oui, j’ai bien écrit les élus, car dans cette longue traversée du désert, nous aurons redécouvert le sens du service de l’Etat, du dévouement et du Bien Commun. Nous applaudirons toutes celles et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont au service de leur prochain. Et nous appellerons cela la gratitude.

 Après ?

Nous déciderons de ne plus nous énerver dans la file d’attente devant les magasins et de profiter de ce temps pour parler aux personnes qui comme nous, attendent leur tour. Parce que nous aurons redécouvert que le temps ne nous appartient pas ; que Celui qui nous l’a donné ne nous a rien fait payer et que décidément, non, le temps ce n’est pas de l’argent ! Le temps c’est un don à recevoir et chaque minute un cadeau à goûter. Et nous appellerons cela la patience.

 Après ?

Nous pourrons décider de transformer tous les groupes WhatsApp créés entre voisins pendant cette longue épreuve, en groupes réels, de dîners partagés, de nouvelles échangées, d’entraide pour aller faire les courses ou amener les enfants à l’école. Et nous appellerons cela la fraternité.

 Après ?

Nous rirons en pensant à avant, lorsque nous étions tombés dans l’esclavage d’une machine financière que nous avions nous-mêmes créée, cette poigne despotique broyant des vies humaines et saccageant la planète. Après, nous remettrons l’homme au centre de tout parce qu’aucune vie ne mérite d’être sacrifiée au nom d’un système, quel qu’il soit. Et nous appellerons cela la justice.

 Après ?

Nous nous souviendrons que ce virus s’est transmis entre nous sans faire de distinction de couleur de peau, de culture, de niveau de revenu ou de religion. Simplement parce que nous appartenons tous à l’espèce humaine. Simplement parce que nous sommes humains. Et de cela nous aurons appris que si nous pouvons nous transmettre le pire, nous pouvons aussi nous transmettre le meilleur. Simplement parce que nous sommes humains. Et nous appellerons cela l’humanité.

 Après ?

Dans nos maisons, dans nos familles, il y aura de nombreuses chaises vides et nous pleurerons celles et ceux qui ne verront jamais cet après. Mais ce que nous aurons vécu aura été si douloureux et si intense à la fois que nous aurons découvert ce lien entre nous, cette communion plus forte que la distance géographique. Et nous saurons que ce lien qui se joue de l’espace, se joue aussi du temps ; que ce lien passe la mort Et ce lien entre nous qui unit ce côté-ci et l’autre de la rue, ce côté-ci et l’autre de la mort, ce côté-ci et l’autre de la vie, nous l’appellerons Dieu.

 Après ?

Après ce sera différent d’avant mais pour vivre cet après, il nous faut traverser le présent. Il nous faut consentir à cette autre mort qui se joue en nous, cette mort bien plus éprouvante que la mort physique. Car il n’y a pas de résurrection sans passion, pas de vie sans passer par la mort, pas de vraie paix sans avoir vaincu sa propre haine, ni de joie sans avoir traversé la tristesse. Et pour dire cela, pour dire cette lente transformation de nous qui s’accomplit au cœur de l’épreuve, cette longue gestation de nous-mêmes, pour dire cela, il n’existe pas de mot.

 

PROCHAINES CÉLÉBRATIONS

Comme dit plus haut, au moment de rédiger ce N° de mai de l’Échotier (10 avril 2020), nous ne savons pas encore jusqu’à quand durera la consigne de confinement décrétée par les pouvoirs publics pour lutter contre l’expansion de la pandémie de Coronavirus. Il nous est dès lors impossible de programmer quoi que ce soit en matière de célébrations publiques.

Toutes les intentions de messes annoncées dans le N° d’avril ont été reprises lors des messes privées célébrées à la chapelle des Frênes. Elles re-figureront néanmoins dans le prochain agenda des célébrations publiques dès que celles-ci seront à nouveau autorisées.

Toute info nouvelle à ce sujet sera communiquée via le site des paroisses ainsi que par feuilles déposées dans les églises ; merci à ceux qui y auront accès de les faire partager autour d’eux et de nous aider à créer en ce domaine aussi un réseau d’info solidaire.

 

Offices à la chapelle des Frênes à Warnach :

- Du lundi au vendredi : 7h30 prière du matin - 12h prière de midi.

- Jeudi à 18h30 : Eucharistie.

- Samedi : 8h prière du matin - 12h prière de midi.

- Dimanche : 8h prière du matin.

 

INFOS DU SECTEUR

DÉCÈS

Nous recommandons à votre prière :

  • Monsieur Léopold TEISE de Sainlez
  • Madame Christine ORTS de Tintange
  • Madame Christiane DENGIS de Radelange
  • Monsieur Ghislain SCHUTZ de Honville
  • Monsieur émile KIMMES de Martelange
  • Monsieur Georges BRASSEL de Warnach
  • Madame Cisellia PICCININI de Martelange.

 

PROCHAIN N° DU BULLETIN PAROISSIAL « L’ÉCHOTIER »

Le prochain N° parviendra aux abonnés fin mai ; toutes les annonces et intentions de messe susceptibles d’y figurer doivent parvenir au secrétariat paroissial pour le 1er mai.

 

LES RENDEZ-VOUS DES FRÊNES

Sont tous annulés en raison de la pandémie de Coronavirus, y compris l'exposition d'art sacré prévue initialement pour la Pentecôte.

QUELQUES ADRESSES DE CONTACT

Secrétariat paroissial : « Les Frênes »

           Venelle st Antoine, 52                           (0032) 063/60 12 13

           6637 Warnach-Fauvillers                   les.frenes@skynet.be

 

Abbés Philippe MOLINE et Roger KAUFFMANN

           même adresse que ci-dessus

 

Diacre Paul VERBEEREN

           Chemin du Scheid, 61         063/ 44 66 46 – 0486/32 54 79

           6637 Warnach-Fauvillers          paul.verbeeren@skynet.be 

 

Diacre Emmanuel DAVID

           Route de Sainlez, 22                                       061/21 68 29

           6637 Honville-Fauvillers       emmanuel.david@lu.pwc.com

 

Vous trouverez toutes les informations

  • liées aux paroisses, sur le site :    www.paroisseshautesure.be

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