Juin 2020

 

Icone chapelle 1

  • Nom du fichier : Echotier juin 2020 couverture
  • Taille : 367.79 Ko

Télécharger

  • Nom du fichier : Echotier juin 2020 texte
  • Taille : 823.9 Ko

Télécharger

  • Nom du fichier : Echotier juin 2020 4e couverture
  • Taille : 324.47 Ko

Télécharger

ÉDITORIAL : Pentecôte, reprendre souffle, et reprendre la marche… !

Je ne suis pas arrivé à Pâques.

Et si le corona nous invitait à un Carême bien plus long, un temps allongé pour creuser en nous le désir de Pâques, une invitation à transformer nos vies en un CHEMIN à parcourir, pour traverser les déserts (ce n’est pas qu’une image) qui nous séparent de la Terre Promise.

Et pour que Pâques advienne, faisons Pentecôte !

Que chacun parle sa langue et comprenne celles des autres.

Pâques et Pentecôte, la fin de BABEL.

Philippe Moline

        

 

Prière à l’Esprit Saint

Viens, Esprit du Père.

Viens, Esprit du Fils.

Viens, Esprit des Enfants de Dieu !

Allume encore des étoiles d’épiphanie

pour guider ceux qui se sont égarés,

pour éclairer ceux qui sont dans le noir,

pour permettre à toutes les caravanes humaines

d’aller porter leur cœur là où il y a des haines,

des exclusions, des mensonges,

des mépris, des injustices,

des acharnements totalitaires.

 

Ajoute à nos langages humains

la mémoire vivante des alliances

faites par le Père avec ses Enfants ;

rends carrossables nos chemins pour aller vers le Royaume.

Fructifie en nous des sèves nouvelles

pour faire communion dans l’Eglise et dans le Monde.

Que la terre avec toi vive sans fin

l’enfantement de la Bonne Nouvelle

et l’avènement de Jésus, le Roi de vie.

Embrase l’humanité de son Eucharistie.

Viens Esprit d’amour.

Viens, Amour.

                                                                                                                                            Frère Philippe

 

Pentecote icone bihin

POUR MÉDITER :

En ces temps troublés par le Coronavirus, notre rapport à la mort n’est plus l’objet d’un simple savoir théorique. Il se dévoile à nous dans la peur, ou plus exactement dans l’angoisse qui place l’être humain devant l’énigme qu’il est pour lui-même.

Le père Luc Rudelin SJ propose d’accueillir et de faire nôtre la courte prière de sainte Thérèse d’Avilla, trouvée dans son « bréviaire » par ses consœurs, après sa mort le 15 octobre 1582 :

 

Que rien ne te trouble

Que rien ne t’effraie

Tout passe

 

Dieu reste le même

Patience

Atteint tout.

 

Qui a Dieu

Ne manque de rien

Dieu seul suffit.

 

Ce court texte, chanté par les frères de Taizé (Nada te Turbe), n’est pas à proprement une prière. Thérèse ne s’adresse pas à Dieu. Dieu ne parle pas non plus ici. Elle parle à son âme, à elle-même.

De même le psalmiste au psaume 42 : « Qu’as-tu mon âme à défaillir et à gémir sur moi ? Espère en Dieu : à nouveau je lui rendrai grâce, le salut de ma face et mon Dieu » (Ps 42.12).

De quoi nourrir pendant quelque temps notre méditation… et peut-être de composer soi-même son propre billet spirituel.

POUR RÉFLÉCHIR :

Coronavirus : « Nous devons adopter d’urgence une autre relation à la biodiversité »

Pour Philippe Grancolas, directeur de recherche au CNRS et directeur de laboratoire au Museum national d’histoire naturelle à Paris, le Coronavirus est né des mauvais traitements que nous infligeons, depuis des décennies, à notre environnement naturel. Dans une interview accordée à un grand magazine, cet écologue établit un lien de cause à effet entre les bouleversements de l’environnement et l’émergence de pandémies comme celle du Covid-19, zoonose transmise par les animaux. Selon lui, cette crise est le moment ou jamais de penser notre façon d’habiter le monde.

 

Biodiversite

Quelques pistes de réflexion et de reconversion.

60% des maladies infectieuses touchant les humains sont des zoonoses (issues des animaux) ; elles proviennent de deux virus propres à deux espèces animales particulières qui se seraient « recombinés » (un mécanisme génétique naturel) pour former un nouveau virus capable de pénétrer dans les cellules humaines. Il en va ainsi des Covid, d’Ebola, mais aussi du SIDA (les humains ont été contaminés par contact de primates sauvages porteurs du VIH), etc.

Certes, l’espèce humaine est victime de maladies depuis ses origines, comme tous les êtres vivants. Mais les zoonoses, comme la rougeole, les oreillons, la variole ou les grippes, ont été favorisées par la domestication animale, il y a des milliers d’années ; les rats et les puces qui vivent depuis longtemps près de nous, nous ont transmis la peste.

Les zoonoses ne sont donc pas nouvelles, mais de plus en plus nombreuses : une dizaine avant 1940, une centaine aujourd’hui.

La principale raison de cette explosion, est selon le professeur Grandcolas, la déforestation dans les tropiques : 100 millions d’hectares de forêts disparus entre 1980 et 2000 pour le bétail et la culture du soja, canne à sucre, palmiers à huile etc. Destruction des habitats naturels et de la biodiversité, trafic d’espèces sauvages, intensification des élevages et mondialisation sont les ingrédients d’un cocktail détonant, véritable « réacteur à maladies ».

Ce processus peut aussi avoir lieu dans nos pays tempérés, c’est le cas notamment pour la maladie de Lyme qui subsiste à cause d’une mauvaise gestion de la nature : l’agent infectieux de cette maladie est une bactérie transmise par une tique à partir de réservoirs de rongeurs et cervidés. Ces derniers pullulent faute de prédateurs, par exemple le renard, lui-même tué car considéré comme nuisible…

La solution ne réside certes pas dans l’éradication d’espèces considérées comme potentiellement dangereuses pour l’homme, ce qui entraînerait un déséquilibre écologique encore plus dangereux ; il faut au contraire rechercher l’équilibre en  favorisant au maximum la biodiversité et pour cela cesser de grignoter les milieux naturels, de créer des circuits alimentaires farfelus, d’importer des espèces exotiques, de nourrir les animaux d’élevage n’importe comment (donner certaines farines animales à des bovins a créé la vache folle) et de favoriser au maximum les circuits courts, etc. Tout le monde y gagnerait, y compris les agriculteurs…

La crise actuelle est un avertissement et peut donc être salutaire ; elle agit comme un révélateur de la crise environnementale qui a atteint un point de bascule. Les incendies monstres en Australie, qui ont détruit 10 millions d’hectares de forêts tropicales humides cet hiver comme si c’était des savanes arides, ont montré l’ampleur de la crise climatique. Le Covid-19 révèle une autre facette, liée cette fois à notre mauvais comportement vis-à-vis de la biodiversité. On se rend compte que les conséquences sont dramatiques, que personne n’est à l’abri. Il est urgent d’adopter une autre relation à la biodiversité. Comprendre que nous jouons avec nos vies, que nous nous mettons doublement en danger en la maltraitant : nous « créons » des maladies émergentes et détruisons les équilibres naturels dont nous bénéficions.

Et le professeur Grandcolas de conclure : « « J’alerte en tant que scientifique, je n’ai pas le droit de me taire. J’espère qu’au-delà des drames humains actuels, le Covid-19 provoquera cette prise de conscience ».

PROCHAINES CÉLÉBRATIONS

Au moment de rédiger ce N° de juin de l’Échotier (10 mai 2020), nous ne savons toujours pas quand nous pourrons reprendre les célébrations liturgiques publiques, même sous conditions de respect des consignes sanitaires décidées par les pouvoirs publics pour lutter contre l’expansion de la pandémie de Coronavirus. Il nous est dès lors impossible de programmer quoi que ce soit en matière de célébrations publiques.

Comme déjà dit (cfr Échotier de mai), les intentions de messes annoncées dans le N° d’avril ont été reprises lors des messes privées célébrées à la chapelle des Frênes. Elles refigureront néanmoins dans le prochain agenda des célébrations publiques dès que celles-ci seront à nouveau autorisées.

Toute info nouvelle à ce sujet sera communiquée via le site des paroisses ainsi que par feuillets déposés dans les églises ; merci à celles et ceux qui y auront accès de les partager autour d’eux et de nous aider à créer en ce domaine aussi un réseau d’info solidaire.

 

Offices à la chapelle des Frênes à Warnach :

- Du lundi au vendredi : 7h30 prière du matin - 12h prière de midi.

- Jeudi à 18h30 : Eucharistie.

- Samedi : 8h prière du matin - 12h prière de midi.

- Dimanche : 8h prière du matin.

 

INFOS DU SECTEUR

DÉCÈS

Nous recommandons à votre prière :

  • Madame Simone NICOLAS de Hotte,
  • Monsieur Joseph DELFORGE de Hollange,
  • Monsieur Denis Van den Abbeel de Martelange,
  • Jacques Nilles de Martelange,
  • Lino Cordano de Martelange.

 

PROCHAIN N° DU BULLETIN PAROISSIAL « L’ÉCHOTIER »

Le prochain N° parviendra aux abonnés fin juin ; toutes les annonces et intentions de messe susceptibles d’y figurer doivent parvenir au secrétariat paroissial pour le 1er juin. Ce N° couvrira les deux mois d’été juillet-août.

 

LES RENDEZ-VOUS DES FRÊNES

Sont tous annulés en raison de la pandémie de Coronavirus, y compris l'exposition d'art sacré prévue initialement pour la Pentecôte.

QUELQUES ADRESSES DE CONTACT

Secrétariat paroissial : « Les Frênes »

           Venelle st Antoine, 52                           (0032) 063/60 12 13

           6637 Warnach-Fauvillers                   les.frenes@skynet.be

 

Abbés Philippe MOLINE et Roger KAUFFMANN

           même adresse que ci-dessus

 

Diacre Paul VERBEEREN

           Chemin du Scheid, 61         063/ 44 66 46 – 0486/32 54 79

           6637 Warnach-Fauvillers          paul.verbeeren@skynet.be 

 

Diacre Emmanuel DAVID

           Route de Sainlez, 22                                       061/21 68 29

           6637 Honville-Fauvillers       emmanuel.david@lu.pwc.com

 

Vous trouverez toutes les informations

  • liées aux paroisses, sur le site :    www.paroisseshautesure.be

Ajouter un commentaire